28 Novembre 2019

FAUT-IL VRAIMENT SOUFFRIR DU SOUFRE ?

Le soufre (SO2), en tant qu'anti-septique, anti-oxydant est indispensable à la conservation des vins blancs. Son utilisation dans la vigne remonte à l'Antiquité comme en atteste le traité ''De Agri Cultura'' de Caton l'Ancien (234 avant JC). Pline de son coté (23 après JC) préconise le brûlage du soufre comme conservateur du vin.

Si dans les années 1960, 70 et 80, l'excès de soufre dans les vins a pu provoquer une âpreté gustative, une perte d'arômes et quelques migraines, la connaissance scientifique a permis de résoudre la question et de ne plus utiliser que quelques dizaines de milligrammes par litre. Certaines légendes urbaines sont tenaces mais l'origine des migraines et des pertes de mémoire sont à rechercher dans l'excès de consommation d'alcool plutôt que dans les doses de SO2....

La deuxième moitié du XXe siècle a vu se développer largement le soufre issu de la pétrochimie (notamment issu du gaz de Lacq) qui a remplacé quasi totalement le soufre agricole français provenant de gisements siciliens sous forme de soufre minerai d'origine volcanique.

C'est pourquoi au Domaine Leflaive, nous avons progressivement abandonné le soufre issu de la pétrochimie pour n'utiliser qu'exclusivement le soufre volcanique dans les vignes du Domaine (protection contre l'oïdium). La solution sulfureuse nécessaire aux vins est produite à Puligny par l'équipe du Domaine (voir photo) à l'aide d'un brûleur à soufre qui recueille les vapeurs de soufre par barbotage dans de l'eau.

Nous avons la conviction que le soufre naturel sera plus efficace à des doses plus faibles mais surtout il correspond à notre philosophie de travail par l'utilisation d'un produit natif de la terre.


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