14 Juin 2021

LE GEL D'AVRIL 2021

Les forces de la nature nous rappellent chaque année que ce sont bien d'elles que procède la récolte du vigneron.

Parfois elles sont généreuses en quantité (2018) ou en qualité (particulièrement 2014 et 2017) et parfois beaucoup plus parcimonieuses comme en 2012 et 2013 avec la grêle et en 2016 avec le gel de printemps.

Après un mois de février et de mars qui ont alterné froid de saison la première quinzaine et temps clément sur la fin de mois, la vigne a commencé sa croissance avec beaucoup de précocité. Le début du mois d'avril est devenu très froid avec un fort vent du nord qui a débouché sur un épisode de gel les 6, 7 et 8 avril.

La première nuit, nous avons allumé les bougies dès 1h du matin. Le temps était sec avec un vent léger et les températures négatives n'ont pas affecté la vigne. Il s'est mis à neiger dans la soirée du 6 avril, suivi d'un épisode de gel entre -2° et -6° par endroits. Les bougies avaient été toutes allumées mais n'ont finalement rien pu contre l'humidité et le froid de cette nuit-là. Au matin, c'est la consternation et on parle déjà d'une demi-récolte en moins. La 3e nuit, même temps glacial avec une forte humidité ambiante. Là aussi les bougies sont allumées mais le gel continue son oeuvre. Au petit matin, c'est encore la consternation et certains se demandent s'il va leur rester quelque chose à vendanger.

Le gel de printemps est devenu notre nouvelle réalité. Les hivers sont plus courts, moins froids et les premiers signes du printemps se font sentir dès février. La vigne se développe très précocement et le gel est d'autant plus dévastateur.

A l'heure d'écrire ces lignes, les vignerons de Puligny et de l'ensemble de la Côte se rassemblent pour réfléchir à des solutions de protection collective plus efficaces et moins polluantes que les bougies qui font de belles photos mais une fumée âcre et grasse qu'il faut arrêter impérativement.


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